amandes de karité :l’« Appel de Léo» transmis au ministère du commerce

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Un atelier de plaidoyer sur l’uniformisation des prix des amandes de karité par catégorie et type de label s’est tenu les 7 et 8 Décembre 2018 à Koudougou.Un document de plaidoyer appelé l’ « Appel de Léo » a été transmis au ministère du commerce en ce sens. Au sortir de ces deux (2) jours d’atelier, il est attendu des participants qu’ils maitrisent le processus d’optimisation du mécanisme de fixation du prix des amandes de karité.

Le karité est le quatrième produit d’exportation du Burkina Faso. Cependant le bénéfice tiré par les femmes collectrices, principales actrices de la filière, reste infime. « C’est pourquoi le programme canadien de coopération-volontaire UNITERRA dans le cadre de sa phase 3 a mis en place un cadre regroupant ses partenaires dont l’un des objectifs est la création d’un cadre d’échanges et de concertations entre les acteurs de la filière karité » explique la chargée de programme, Mme Sombié/Kaboré.

Aider les femmes à bénéficier du fruit de leur travail

Cet atelier vise à élargir la démarche de fixation de prix à d’autres acteurs de la filière pour une uniformisation concertée des prix d’amandes de karité au Burkina selon les catégories et les labels. Pour Mme Tiemtoré/Traoré Adjara de l’union des productrices de produits karité du Houet (UGPPK-H), s’il est vrai que la demande est forte, les productrices n’arrivent pas à maîtriser le prix sur le marché qui est fixé de façon disparate. Le président du comité sous sous-sectoriel oléagineux des partenaires du programme UNITERRA, de renchérir qu’aujourd’hui c’est les grandes firmes qui fixent le prix des amandes de karité et c’est pourquoi nos mamans ne s’en sortent pas a-t-il ajouté. ‘’Raison pour laquelle cet atelier de plaidoyer se tient afin de bien structurer le prix et dégager un prix minimum garanti que nous allons proposer au ministère du commerce et aux autorités pour que le Burkina Faso puisse avoir un prix minimum garanti des amandes à la collectrice. Et aussi pour que les amandes de karité puissent profiter aussi à nos mamans qui font la collecte’’ a lancé Mr Bahiomé.

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Le programme UNITERRA III aux côtés des femmes pour leur épanouissement
Mis œuvre depuis 2004 au Burkina Faso, UNITERRA intervient pour contribuer à l’amélioration des conditions de vie des personnes vulnérables notamment les jeunes et les femmes, a laissé entendre Mme Sombié/Kaboré Irène. Avant d’ajouter que c’est au regard de la forte affluence des femmes autour de filière karité que le programme y a porté son attention. « La filière karité a un poids dans l’économie du Burkina, et dans cette filière surtout dans le maillon collecte, nous avons constaté une présence considérable de femmes. Et comme notre objectif est d’améliorer les conditions de vie des populations, c’est tout à fait normal que nous ayons retenu cette filière comme filière d’intervention. Au niveau de cette filière, nous avons des associations et des groupements de collectrices qui sont partenaires du programme UNITERRA » explique la chargée de programme UNITERRA. Pour elle, c’est pour permettre aux femmes de bénéficier du fruit de leur travail ; que le comité sous-sectoriel oléagineux du programme UNITERRA a organisé cet atelier pour faire un plaidoyer, qui a son sens aidera à la normalisation du prix des amandes de karité, notamment par l’adoption d’un prix minimum garanti à la collectrice.

L’« Appel de Léo» transmis au ministère du commerce

Le président du comité sous-sectoriel oléagineux des partenaires du programme UNITERRA, dit attendre de cet atelier que les partenaires du sous- secteur soient informés et sensibilisés sur la nécessité d’une synergie d’action, qu’ils maitrisent les critères qualités et les procédures de certification ABNORM sur les amandes et le beurre de karité et qu’un prix minimum garanti des amandes de karité selon le label soit fixé. Et pour y arriver, un document de plaidoyer appelé l’« Appel de Léo» a été remis à Mme Jeanne Kondé de la Table filière karité (TFK) pour transmission au ministère du commerce. Ce document de plaidoyer comporte quatre points. Il s’agit notamment de la prise en compte du maillon production dans la prise de décision en faveurs des collectrices, de l’effectivité du principe de parité et de représentativité inter-maillon indiqué dans la loi 50 et l’acte uniforme OHADA, de l’instauration du prix minimum garanti dans l’achat des amandes selon les normes et de l’éligibilité du beurre de karité dans les commandes des marchés publics.

Aziz KABORE (Correspondant)

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