Comores: référendum constitutionnel dans une ambiance électrique

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Aux Comores, le référendum constitutionnel s’est tenu ce 30 juillet dans une ambiance électrique. L’union de l’opposition avait appelé à boycotter ce scrutin qui prévoit notamment d’enterrer la Cour constitutionnelle jusqu’ici suspendue. Depuis trois mois, ses adversaires présentent le président Azali comme un dictateur en devenir. Néanmoins côté gouvernement, on se félicite de la bonne participation au scrutin dans le calme. Tout indique que le « oui » soit largement en tête. Une même journée vécue différemment par ses divers spectateurs.

La journée de scrutin de lundi était ambivalente. Débutée par l’agression sanglante d’un militaire dans l’un des bureaux de vote de la capitale, la consultation des Comoriens s’est poursuivie dans la plus grande sérénité. D’ailleurs les bureaux de vote et leurs abords désertés n’étaient pas propices à quelque affrontement que ce soit. L’opposition l’a, du reste, qualifiée de journée morte pareille à un jour de grève nationale.

Dans certaines localités, on s’étonne sur les réseaux sociaux, surtout que le nombre de votants est jusqu’à 20 fois supérieur au nombre d’individus ayant franchi le seuil du bureau concerné. Un scénario rapporté aussi bien en Grande Comore qu’à Anjouan ou Mohéli.

De son côté, le ministre de l’Intérieur s’est réjoui en annonçant les premiers chiffres issus de 70% des bureaux de vote : un taux national de participation proche de 63% avec un pic de 85% sur l’île d’Anjouan. Selon les premières estimations, le « oui » semble largement en tête. Le président Azali Assoumani a garanti la remise en jeu de son mandat en cas de changement de Constitution. Les Comores semblent s’acheminer vers une élection présidentielle anticipée en 2019.

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