CSC : Mathias Tankoano installé dans ses fonctions

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Le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba (milieu) et le président entrant du CSC, Mathias Tankoano à droite
Après la prestation de serment, le nouveau président du Conseil Supérieur de la Communication(CSC) a été investi. La cérémonie d’investiture a eu lieu le 09 Aout 2018 à Ouagadougou en présence d’éminentes personnalités et de proches du nouveau président.
Confirmé en conseil de ministres en tant que président du Conseil Supérieur de la Communication(CSC), Mathias Tankoano a été investi pour un mandat de quatre (04) ans. D’éminentes personnalités dont Premier ministre Paul Kaba Thiéba, le Directeur de cabinet ainsi que le Haut-Représentant du chef de l’Etat et bien d’autres présidents d’institutions ont rehaussé le prestige de la cérémonie de par leur présence. Cette investiture marque la fin d’un intérim émaillé d’incidents à la tête de l’institution de régulation des médias à la grande satisfaction de Sani Bachir, président du pendant nigérien du CSC par ailleurs représentant du président de la Plateforme de régulation de l’audiovisuel et des médias dans l’espace Union Economique et Monétaire Ouest-africaine (UEMOA)plus la Guinée-Conakry qui a relevé « la capacité du peuple burkinabé a toujours tirer dans sa sagesse légendaire des adjuvants nécessaires à la résolution des crises ».

Et pour cause, depuis l’arrestation de son ancienne présidente, Ini Nathalie Somé, le CSC a été confronté à de nombreuses et diverses crises. Ce que n’a pas manqué de relever Désiré Komboigo qui jusque-là assurait l’intérim à la tête de l’institution. Une crise qui n’a pas empêché l’institution de réaliser un bilan appréciable selon son responsable sortant. Il a de ce fait appelé le président entrant à s’atteler à redorer le blason de l’institution. Ce qui passe par la reconstitution de l’administration, l’élaboration d’un projet de budget pour 2019, la dynamisation des directions déconcentrées entre autres.
Défis multiples
Tout en rendant hommage à son prédécesseur, le nouveau président a traduit sa disponibilité à travailler avec tout le monde y compris les « rebelles ».Le CSC doit retrouver ses lettres de noblesses parce qu’à l’entendre « le collège entrant n’aura pas d’excuses auprès de l’opinion ».D’autant que comme l’a souligné le président sortant, entre les consultations électorales en vue et alors que les internautes ont le vent en poupe, les défis sont à la fois divers et multiples.
Natif de Tambaga dans la province de la Tapoa, Mathias Tankoano est magistrat de formation. Il a à son actif plusieurs missions d’observations électorales pour le compte de l’Union africaine entre autres. Il était précédemment conseiller spécial du chef de l’Etat.

 

 

Soumana LOURA

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